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11. En quoi l’espéranto est-il si simple ? - Espéranto France
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11. En quoi l’espéranto est-il si simple ?

L’espéranto s’apprend en moyenne cinq fois plus rapidement que n’importe quelle langue nationale ou ethnique (français, anglais, chinois, etc.) Il présente 16 règles de grammaire de base, une orthographe parfaitement régulière, une conjugaison logique et des règles de construction de mots si simples qu’elles constituent presque un jeu.

Avec l’espéranto, finies les dictées ! Il n’y a qu’une façon d’écrire chaque son et il n’y a qu’une manière de prononcer chaque lettre.

Principales règles de l’espéranto :

  • Les noms se terminent en -o : tablo, libro, kato, horo. (table, livre, chat, heure). * Les adjectifs se terminent en -a : bela, granda, dika, longa. (beau, grand, gras, long). * Les adverbes se terminent en -e : senkoste, afable, strange, videble. (gratuitement, gentiment, étrangement, visiblement). * Le pluriel se forme par l’ajout d’un -j (prononcé y) : Belaj, grandaj tabloj. (De belles grandes tables).

L’étudiant d’espéranto n’a pas à apprendre une foule d’exceptions, comme en français ou en anglais : bal/bals, bail/baux, chou/choux ou fly/flies, tooth/teeth, foot/feet, child/children. C’est en quelque sorte l’application de l’esprit mathématique à la langue !

Avec un jeu de préfixes (éléments à ajouter avant un mot) et de suffixes (éléments à ajouter après un mot), on obtient un vocabulaire très riche par la seule combinaison d’éléments, toujours les mêmes.

* mal (contraire de) bela (beau) malbela (laid)
* et (diminutif) libro (livre) libreto (livret)
* eg (augmentatif) rivero (rivière) riverego (fleuve)
* ar (rassemblement) lupo (loup) luparo (meute)
* in (féminin) porko (cochon) porkino (truie)
* re (à nouveau) vidi (voir) revidi (revoir)

Ainsi, l’espéranto permet l’économie d’une foule de mots français. Par exemple, avec (-aro), on forme tous les noms des « groupes ». lupo (loup) luparo meute de loups bovino (vache) bovinaro troupeau de vaches soldato (soldat) soldataro troupe de soldats chevalo (cheval) chevalaro horde de chevaux ŝtelisto (voleur) ŝtelistaro bande de voleurs fiŝo (poisson) fiŝaro banc de poissons homo (humain) homaro humanité leganto (lecteur) legantaro lectorat

Avec un vocabulaire de quelques centaines de mots, il devient facile de s’exprimer ou de comprendre un texte sans avoir toujours un dictionnaire à la main, puisque la logique nous aide à comprendre la signification des mots. Et il n’y a pas lieu de trouver ce procédé trop artificiel : ce n’est que l’application systématique de principes de création de mots français. Comparez :

  • heureux/malheureux * honnête/malhonnête * fourche/fourchette * maison/maisonnette * faire/refaire * venir/revenir

Comparé au français ou à l’anglais, pour lesquels il faut compter des années d’études pour des résultats très décevants, l’espéranto offre des résultats extraordinaires en deux ou trois mois d’étude, à raison d’une heure par jour.

La facilité varie selon la personne, la méthode d’apprentissage et les circonstances. Lors d’une expérience menée à Zagreb, on a pu démontrer qu’après seulement 36 heures d’apprentissage de l’espéranto, des enfants parvenaient à communiquer des informations que leurs camarades apprenant l’allemand n’arrivaient à exprimer qu’après quatre ans d’étude.

« Les spécialistes s’entendent généralement pour dire que la maîtrise d’une langue seconde telle que l’anglais exige environ 5 000 heures dans une période de temps concentré, alors que sa connaissance élémentaire exige 1 200 heures. Actuellement, nous sommes très loin du compte. La réforme du ministère de l’Éducation le réduit de 720 à 644 heures. En effet, si l’on additionne le temps prescrit par le ministère de l’Éducation pour ses programmes de base, l’élève aura accumulé 144 heures d’anglais à la fin du primaire et 500 heures de plus à la fin du secondaire, soit un total de 644 heures. » Commission des États généraux sur la situation et l’avenir de la langue française au Québec (« Rapport Larose »), p. 67, 2001

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