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« HOME EN SENHOMECO », de Martin STUPPNIG - Espéranto-France
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« HOME EN SENHOMECO », de Martin STUPPNIG

Esperanto-Aktiv’ n° 84 – novembre 2017

Martin Stuppnig est né en 1925. En tant qu’Autrichien, le 25 août 1943, alors qu’il n’avait que 17 ans, il dut abandonner sa carrière de cheminot pour être enrôlé comme chasseur alpin dans l’armée allemande (en 1938 l’Autriche avait été annexée par le Reich). Le 2 avril 1944 il est sur le front, à Monte Cifalco, puis à Monte Cassino. Pluie de grenades, abris enterrés qui s’écroulent, nombre de dangers et de chances incroyables grâce à son sang froid et à la solidarité des jeunes soldats. Il s’en sort avec une jambe vilainement blessée, est fait prisonnier des Anglais qui l’emmènent avec d’autres en Égypte...

HOME EN SENHOMECO, Militaj impresoj, Martin STUPPNIG, Kava-Pech 2016, 191p. traduit de l’allemand en espéranto par Jozefo Horvath

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Martin Stuppnig est né en 1925. En tant qu’Autrichien, le 25 août 1943, alors qu’il n’avait que 17 ans, il dut abandonner sa carrière de cheminot pour être enrôlé comme chasseur alpin dans l’armée allemande (en 1938 l’Autriche avait été annexée par le Reich). Le 2 avril 1944 il est sur le front, à Monte Cifalco, puis à Monte Cassino. Pluie de grenades, abris enterrés qui s’écroulent, nombre de dangers et de chances incroyables grâce à son sang froid et à la solidarité des jeunes soldats. Il s’en sort avec une jambe vilainement blessée, est fait prisonnier des Anglais qui l’emmènent avec d’autres en Égypte.

Il explique pourquoi il n’a pas évoqué ses souvenirs plus tôt. Si longtemps il a rêvé qu’il était enterré vivant sous les bombes ! Volontairement assez courte (43p), la première partie, dans l’enfer d’une bataille considérée comme la 5e plus meurtrière de la Seconde Guerre mondiale, évoque nombre de cas de conscience ou de circonstances dramatiques comme dans les chapitres intitulés Tuer des enfants ?, ou « Devant le peloton d’exécution, car il avait refusé de tirer malgré l’ordre qui en était donné. Puis viennent des chapitres sur les conditions de vie en lazaret (infirmerie), où on le laisse mourir de soif, de faim, jusqu’à ce qu’il se rebelle. Ensuite, c’est la vie au camp, une fugue à deux pour admirer le Sphinx, le travail comme aide-brancardier (il s’évanouit lors de la première amputation) ou comme interprète d’anglais, et le difficile retour en Autriche en novembre 1946 seulement.

C’est surtout un témoignage de première main, avec parfois des redites. Mais quel homme ! Martin Stuppnig a été très longtemps un espérantiste très actif, en particulier chez les cheminots. J’ai eu l’occasion de parler longuement avec lui lors du Congrès international de ces derniers en 2017 à Colmar. Il est étonnamment en forme et serein, c’est vraiment un homme et un livre à connaître.

Article écrit par Anne Jausions