français

Ils l’ont fait dans leur région

Esperanto-Aktiv’ n°124 - Juin 2021

Les réunions à distance qui permettent de débattre avec des interlocuteurs du monde entier, de littérature ou des animaux de compagnie, ce sont des moments qui méritent d’être savourés avec gourmandise. Mais se retrouver à la terrasse d’un café et engager un échange en espéranto avec un passant, c’est aussi un moment qui mérite d’être pleinement savouré, avec la même gourmandise !

Île-de-France

Paris

Samedi 5 juin les villes jumelles Rome et Paris se sont réunies par Zoom et ont fêté leur première année de collaboration fructueuse. Jusqu’à 19 personnes ont participé en même temps à cette discussion anniversaire représentant l’Italie, la France, la Suisse, la Lituanie et la Grande-Bretagne. Nous nous sommes particulièrement réjouis de la présence de deux amis japonais qui ont essayé notre ronde de discussion malgré l’heure très tardive chez eux.

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Nous avons de nouveau parlé du thème ayant eu le plus de succès durant la première saison : les animaux de compagnie. Tout le monde a contribué dans une ambiance agréable et amicale. À part les chiens et les chats, plusieurs ont parlé d’aquarium et de poissons d’eau douce ou d’eau de mer. Nous avons découvert que dans les campagnes les chats se reproduisent trop et que plusieurs villes organisent des campagnes de stérilisation. Quelques-uns ont partagé des histoires très touchantes d’animaux de compagnies de leur passé.

La première saison des villes jumelles Rome et Paris se terminera samedi 12 juin par le 2e club de lecture. À cette occasion, nous inviterons Laure Patas d’Illiers.
La deuxième saison consistera en une tournée virtuelle mondiale qui commencera en Asie. Nous rencontrerons Tokyo en septembre. Les informations supplémentaires seront publiées plus tard.

(Info : Marc Giraud)

Paris. 2e club de lecture 12 juin
À l’occasion de leur 2e club de lecture, les villes jumelles Rome et Paris ont invité Laure Patas d’Illiers, écrivaine parisienne plusieurs fois primée. Jusqu’à 24 personnes ont participé en même temps représentant l’Italie, la France, la Grande-Bretagne, la Pologne, la Lituanie, la Suisse, le Brésil et les États-Unis.

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Laure Patas d’Illiers nous a parlé de ses techniques d’écriture, de ses sources d’inspiration et nous avons commenté ses nouvelles dans une ambiance agréable et amicale. Nous avons tous pris beaucoup de plaisir à lire et commenter ces nouvelles très variées et nous attendons impatiemment la sortie prochaine de son livre.
Pour ceux qui n’ont pas pu participer, notre club de lecture est visible sur YouTube sur https://www.youtube.com/watch?v=XUXIXY8120E
(Info : Marc Giraud)

Occitanie

Toulouse. Rencontre avec Albert Stalin

Le 29 mai 2021, le Centre Culturel Espéranto de Toulouse (EKC) a organisé une rencontre en ligne avec Albert Stalin Garrido, espérantiste philippin, président de la Jeunesse Espérantiste Philippine (FEJ) et membre du bureau de TEJO. La rencontre a eu lieu sur Zoom et a réuni un peu plus d’une dizaine de participant.e.s. La première partie de la rencontre, qui a duré environ une heure, était principalement guidée par les jeunes volontaires du Centre Culturel Espéranto de Toulouse. Ensuite, les participant.e.s ont pu poser des questions à l’invité et discuter des différents thèmes abordés.
Nous avons d’abord questionné Albert Stalin sur sa découverte de l’espéranto et son entrée dans le mouvement espérantiste. Nous avons appris que le mouvement espérantiste est relativement nouveau aux Philippines, et que l’association de Jeunes Espérantistes créée par Albert Stalin était l’une des premières aux Philippines. Albert Stalin semble assez optimiste quant au développement de l’espéranto aux Philippines et dans les pays d’Asie, bien qu’il ait mis l’accent sur l’insécurité linguistique dont souffrent beaucoup d’espérantistes de cette région du monde, qui communiquent le plus souvent entre ell.eux et n’osent pas toujours intégrer les milieux espérantistes européens.
Après cela, nous avons abordé la situation linguistique des Philippines dans son contexte post-colonial. Ce sujet fut au centre de la discussion avec les participant.e.s, majoritairement français.e.s, au lendemain de la censure de la Loi Molac permettant la valorisation des langues régionales par le Conseil constitutionnel. Aux Philippines, l’anglais, langue des anciens colonisateurs, est aujourd’hui la langue administrative du pays, ainsi que la langue
de l’enseignement. La domination linguistique de l’anglais, que les Philippin.e.s maîtrisent à divers degrés, ne suffit pourtant pas au pays à être reconnu comme anglophone, et de bénéficier complètement des avantages socio-économiques liés à ce statut.
Au côté de l’anglais, le tagalog, langue associée à la région de la capitale du pays, est la seconde langue officielle des Philippines. Depuis plusieurs années, de nombreu.se.s Philippin.e.s déménagent vers la capitale pour des raisons socio-économiques et adoptent le tagalog comme langue de communication. Cela entraîne une perte importante de diversité linguistique à l’échelle du pays, puisque l’héritage linguistique n’est pas transmis d’une génération à l’autre. Les Philippines comptent environ 190 langues sur la totalité de leur territoire, dont 38 référencées sur le WALS (voir https://wals.info/languoid). En plus de fragiliser la pérennité de ces langues locales, la politique linguistique actuelle des Philippines a des effets très concrets sur la vie des citoyen.ne.s. Par exemple, au moment de la pandémie de COVID, Albert Stalin a participé à un programme visant à traduire dans le plus
de langues locales possible les recommandations sanitaires concernant la COVID-19, car celles-ci n’étaient pas accessibles à une partie de la population, souvent rurale et socioéconomiquement précarisée.
Finalement, cette rencontre fut une belle occasion d’échanger avec un espérantiste issu d’un pays et d’un milieu très différents du nôtre, et d’en apprendre davantage sur la situation politique et linguistique des Philippines. Nous continuerons à suivre Albert Stalin, car ce jeune espérantiste à l’avenir prometteur fera très certainement parler de lui dans les prochaines années !

Pour aller plus loin :

Provence-Alpes-Côte d’Azur

Hyères. Café-espéranto

Quelle joie de pouvoir à nouveau se voir, se parler, s’écouter… sans écran interposé, et même sans masque !
À Hyères, le 27 mai, les fidèles participants du café-espéranto mensuel se sont retrouvés au centre-ville, le bar-toit-terrasse qui les accueille habituellement n’étant pas encore accessible au public. Quatre Hyérois étaient présents, accompagnés d’amis d’autres villes du Var : Toulon, Pignans et Le Beausset.

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Un Hyérois de passage, entendant nos conversations, s’est écrié : « Mais c’est l’espéranto que j’ai appris au collège en 4e ! » Il a promis de rester en contact avec nous, de visiter notre site Espéranto-Provence et de nous rejoindre fin juin pour le prochain café-espéranto. Il est reparti, comme tous les autres amis présents, avec un exemplaire du dernier numéro du Monde de l’espéranto.

(Info : Pascal Vilain)