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Kumewawa, le fils de la jungle, de Tibor Sekelj

Tibor Sekelj guida une expédition dans le Mato Grosso en 1946 et une autre en Amazonie en 1948. Il écrivit dix ans plus tard, conjointement en espéranto et en serbo-croate, ce petit livre qui raconte son amour pour la forêt et un des peuples avec lesquels il y a vécu. L’œuvre a été traduite en plus d’une trentaine de langues.

L’édition en espéranto a été une des premières lectures de bien des débutants. Le texte est facile à comprendre, ce qui ne veut pas dire que la traduction en ait été aisée. Plusieurs raisons à cela : la répétition de mêmes mots (plusieurs fois « pirogue » sur la même page, par exemple page 20, quatre fois sur à peine une demi-page). Une autre difficulté : les temps du récit comme la forme -is qui peut renvoyer en français au passé composé, au passé simple, au passé antérieur, à l’imparfait, au plus-que-parfait, sans parler du subjonctif imparfait en cas de concordance des temps, cela à la première personne du pluriel, car les héros sont deux : un Européen et le jeune Indien carajà qui l’initie aux secrets de la forêt amazonienne (la jungle dit Sekelj). Or les formes -îmes, -âmas, -ûmes sont difficilement supportables pour des lecteurs d’un texte simple. Il est alors nécessaire de transformer le verbe en nom, le temps conjugué en infinitif, etc. Au-delà du plaisir de la lecture, la comparaison entre l’original et la traduction française peut se révéler un très bon exercice de style.

L’histoire se passe « dans la jungle inconnue de la plus sauvage partie du Brésil », monde qui bientôt n’existera plus tant les feux de forêt volontaires sont nombreux. Voilà une belle lecture écologique.

Et pourquoi ne pas s’amuser à collectionner les éditions en différentes langues, comme beaucoup le font pour Le Petit Prince ? Personnellement, j’ai aussi celles en ukrainien, chinois, suédois, hongrois, serbo-croate, maltais, et de plus récentes en flamand et en coréen.

Les deux éditions en espéranto et en français sont en vente au siège d’Espéranto-France.

Kumewawa, le fils de la jungle, Tibor Sekelj, 80 pages, 2015
Traduction d’Anne Jausions, 10 illustrations en couleurs de Violaine Macquet