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Découverte

Un tour du monde grâce à l’espéranto

Esperanto Aktiv n° 34 – mars 2013

Ce mois-ci, Espéranto Aktiv a interviewé Rose et Cyrille, qui ont fait ensemble le tour du monde grâce à l’espéranto.

Bonjour, Rose et Cyrille, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Parisienne d’adoption pour Rose, Parisien de naissance pour Cyrille, nous nous sommes rencontrés grâce à l’espéranto il y a une dizaine d’années, et le vélo à été le ciment qui a consolidé notre couple.

Comment avez-vous découvert l’espéranto ?

Par hasard nous avons commencé l’espéranto la même année en 1996, mais de manière très différente, Cyrille le nez dans les bouquins, Rose le nez en l’air, de rencontre en rencontre.

Mais ce n’est qu’en 2001, lors de l’IJK à Strasbourg, que nous sympathisons. Cyrille guide la caravane à vélo Londres-Strasbourg, Rose s’occupe de la logistique en voiture et retrouve les cyclos de différentes nationalités (française, italienne, irlandaise et néerlandaise) aux étapes du soir.

Ce sera le début de nombreuses caravanes à vélo vers des rencontres en Espérantie : Suède, Pologne, Italie (sans Rose), Croatie, Bosnie.

Avec toujours dans la tête l’envie d’aller plus loin, plus longtemps que de simples vacances.

Alors, un jour, le déclic s’est fait, et après un an de préparation nous avons décidé de partir du 1er avril 2009 (ce n’était pas un poisson) jusqu’en mai 2011, où le couple d’espérantophones italiens Ana Rosa et Ugo, l’Allemand Lars et Xavier, un ami français de Cyrille, sont venus nous rejoindre à Barcelone pour faire le dernier bout de chemin avec nous.

Pouvez-vous nous dire comment ça s’est passé ?

Après plus de 40 000 km parcourus à vélo, en avion ou en bateau et 38 pays visités, nous avons une vision du monde très différente de celle que nous avions avant notre départ.

Sur l’espéranto, difficile à dire, il y a des pays ou l’on a très bien été accueillis, par des gens formidables qui nous ont appris plein de choses sur les coutumes de leur pays. Nous avons dû souvent les pousser à appeler les médias pour qu’ils parlent de notre projet mais cela a toujours fonctionné, à leur grande surprise. Mais dans d’autres pays, cela a été très difficile, voire impossible d’entrer en contact avec les espérantistes.

Excellent accueil en Italie et en Croatie.
En Croatie on nous a offert une pièce de monnaie officielle à l’effigie de l’espéranto.
Rencontre surprise au Monténégro.
Bon accueil en Albanie.
Hébergement et plein d’infos sur le pays à Téhéran et hébergement au siège d’Espéranto-Iran.
Un repas offert au Népal par un espérantophone.
Rencontre avec les espérantophones de Sydney, Australie.
Un repas offert dans une pizzeria à San Francisco, E.U.A.
Visite des alentours de San Francisco, E.U.A.
Une pizza offerte dans un camping en Californie, E.U.A.
Un hébergement à Guadalajara et un à Mexico, Mexique
Un hébergement à Cali, Colombie.
Un hébergement à Rio de Janeiro et à Curitiba, Brésil.

Mais nous n’avons pas forcément cherché à rencontrer plus particulièrement des espérantophones.

Quel est votre meilleur souvenir ?

Impossible de répondre ; il y en a trop, mais sur notre site http://www.horizonto.net/ il y a des anecdotes dans les récits de voyage.


Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées ?

Je crois que le pire a été le passage des Andes à 5000 mètres, soit la hauteur du mont Blanc, avec du vent soufflant en rafales, le manque d’oxygène, le froid la nuit et plus rien à manger, mais ce n’était pas grave car avec l’altitude tu n’as plus faim, plus soif, plus envie d’aller aux toilettes, comme si tous les organes se mettaient au ralenti.

Avez-vous des conseils à donner à ceux qui voudraient suivre votre exemple ?

Je ne sais pas ; cependant prévoir d’autres sites d’hébergement que chez des espérantophones en dehors de l’Europe et du Brésil. Bien préparer son voyage, bien que chacun ait sa manière de voyager, ce qui plaira à l’un ne plaira pas à l’autre, un pays qui enchantera des cyclos n’aura aucun intérêt pour un autre.

Merci beaucoup !