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Exposition – Le rôle de l’espéranto pendant la Première Guerre mondiale - Espéranto France
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Découverte

Exposition – Le rôle de l’espéranto pendant la Première Guerre mondiale

Esperanto Aktiv n° 52 – novembre 2014

L’espéranto a eu son rôle à jouer durant la Grande guerre : vecteur de paix, langage entre amis et ennemis, services postaux, etc. Cent ans après, la Fédération Espéranto-Bretagne met cela en lumière à travers une exposition qui fait actuellement le tour de différents clubs. Josette Ducloyer, qui est à la source de cette exposition, répond à nos questions pour nous éclairer sur le sujet.

Saluton ! Pouvez-vous vous présenter brièvement ?
Josette Ducloyer -

Josette Ducloyer, vice-présidente de la Fédération Espéranto-Bretagne.
J’habite à Montfort-sur-Meu (Ille-et-Vilaine), petite ville bretonne, siège d’une communauté de communes et dont le donjon abrite un écomusée.

Vous avez mis en place une exposition sur le rôle de l’espéranto pendant la Première Guerre mondiale. Pourquoi vous être intéressée à ce thème et pourquoi sous forme d’une exposition ?

Lorsque, en début d’année 2014, j’ai été invitée à l’inauguration d’une exposition sur la guerre 1914-1918 à l’écomusée de Montfort, je me suis dit qu’il serait intéressant pour le mouvement espéranto de saisir l’opportunité des commémorations du Centenaire pour faire connaître la langue au travers de son rôle pendant la Première Guerre mondiale.
D’autre part, je préparais à la même époque une tournée de trois semaines en Bretagne de Mireille Grosjean, spécialiste de l’éducation à la paix, et il me paraissait intéressant de coupler ces deux événements.

J’ai alors décidé de concevoir une exposition intitulée La langue espéranto au service des hommes pendant la Première Guerre mondiale. Pour ce faire, j’ai obtenu l’aide d’une commission spécialisée d’Espéranto-France, composée de Claude Nourmont, Guy Camy et Christian Lavarenne, auteur d’une thèse de doctorat d’histoire sur l’espéranto.

En quoi consiste l’exposition ?

Cette exposition se présente sous la forme de huit panneaux, qui traitent, en plus de divers événements tels que l’annulation du Congrès mondial en août 1914, de l’utilisation de l’espéranto pendant la guerre : service de correspondance familiale mis en place par l’UEA, services de propagande en Allemagne et en France, services de la Croix-Rouge, apprentissage de la langue dans les camps de prisonniers… Mais pour moi, l’essentiel est le message de paix que Zamenhof a voulu transmettre par la langue espéranto, langue neutre de communication entre les peuples. Un panneau est donc consacré à son « appel aux diplomates » lancé en 1915 et un autre, intitulé « la langue espéranto et la paix », exprime sa pensée dénonçant le chauvinisme et la montée des nationalismes.

Quels furent les autres artisans de la construction de cette exposition ?

Les services de la communauté de communes ont accepté d’en effectuer gracieusement la mise en page et l’impression en deux exemplaires papier en format H50 × L40. La conférence de Mireille Grosjean sur « l’éducation à la paix » a eu lieu le 25 mars sous l’égide et dans les locaux de la communauté de communes, avec en parallèle la présentation de l’exposition. Celle-ci a ensuite circulé dans l’ensemble de la Bretagne où elle a accompagné Mireille Grosjean dans sa tournée de conférences.

Quelles sources bibliographiques et muséographiques avez-vous utilisées ?

Les sources documentaires sont multiples : archives d’Espéranto-France, de l’UEA, Archives Nationales de France et d’Autriche, celles du musée de l’espéranto à Gray, bibliothèque Hippolyte Sébert, bibliothèque municipale de Rennes, revues internationales de la Croix-Rouge, thèse de doctorat sur l’idée interne de l’espéranto de Christian Lavarenne, qui a été mon conseiller historique.
J’ai utilisé également les collections des philatélistes James Rezende Piton et Jean-Pierre Ducloyer.
L’exposition n’est pas une promotion de l’espéranto mais une information la plus « scientifique » possible sur le rôle de l’espéranto qui, comme n’importe quelle langue, peut être utilisé par l’ami ou l’ennemi : ainsi, l’Allemagne a traduit en espéranto les communiqués quotidiens de son état-major aux fins de propagande.

Pouvez-vous nous parler d’un document en particulier qui vous plaît ?

Le Guide Espéranto de la Croix-Rouge, conçu par le lieutenant Bayol, est un lexique de vocabulaire sanitaire. Il a été publié en neuf langues avec l’espéranto comme langue-pont. Par exemple un médecin allemand soignant des blessés français et russes pouvait communiquer avec eux, sans même connaître l’espéranto, grâce à ces lexiques. Plus de dix mille exemplaires furent distribués en quatre langues par le service de Santé français en 1916.

À qui s’adresse cette exposition ?

Elle s’adresse en priorité à des non-espérantistes, afin de montrer l’utilité de la langue espéranto, le rôle qu’elle a déjà joué et celui qu’elle pourrait encore jouer dans les relations entre les hommes.

Où peut-on voir cette exposition ? Comment la faire venir près de chez soi ?

Deux exemplaires en papier et trois en papier plastifié au format 50 × 40 cm ont été édités en Bretagne. L’exposition est présentée actuellement à la Maison des Associations d’Hérouville-Saint-Clair et dans deux bibliothèques municipales bretonnes. Un autre exemplaire en format plus grand et de meilleure qualité circule dans l’Est de la France.
Pour des lieux plus éloignés, la meilleure solution est de la télécharger sur le site d’Espéranto-France et de l’éditer soi-même au format voulu. Pour mémoire, les 3 exemplaires de 8 panneaux en papier plastifié 50 × 40 cm édités par la Fédération Bretonne ont coûté 220 € TTC, soit moins de 80 € par série de panneaux.

Pour promouvoir l’exposition, je vous conseille de la charger sur une clé USB ou/et de l’éditer tout d’abord au format A4, puis de prendre rendez-vous avec les directeurs de bibliothèque et de lieux publics, qui pourront ainsi la visionner sur leur ordinateur et/ou montrer la série en A4 à leurs collaborateurs avant leur prise de décision.

Dankon Josette !

Vous pouvez télécharger l’exposition sur le site d’Espéranto-France : http://esperanto-france.org/premiere-guerre-mondiale-.